Amplifier une guitare acoustique est un défi passionnant, remontant aux années 1930. À cette époque, Charlie Christian a popularisé l’idée de jouer en solo. Aujourd’hui, ce processus repose sur trois éléments essentiels : les micros, les préamplis et les amplis.
Chacun de ces composants joue un rôle crucial pour obtenir un son naturel et puissant. Cependant, des problèmes comme le feedback peuvent survenir. Dans cet article, nous explorerons des solutions efficaces pour surmonter ces défis.
Notre objectif est d’aider les guitaristes à choisir le système d’amplification qui leur convient le mieux, que ce soit en studio, sur scène ou à la maison. Des marques comme L.R. Baggs, Fishman et Takamine ont révolutionné l’électroacoustique, offrant des options variées.
Nous vous invitons à découvrir les différentes technologies, des micros piezoélectriques aux systèmes hybrides. Un bon préampli est également essentiel pour contrôler le volume et la tonalité. Préparez-vous à plonger dans un guide étape par étape, enrichi d’exemples concrets de musiciens célèbres.
Introduction et enjeux de l’amplification d’une guitare acoustique
Depuis les années 1930, la question de l’amplification d’un instrument à cordes a captivé l’attention des musiciens. À cette époque, des artistes comme Charlie Christian ont transformé la guitare en un instrument soliste, nécessitant une amplification efficace pour se faire entendre dans un ensemble musical.
Le principal défi réside dans le fait qu’une guitare produit un son relativement faible. Ce phénomène entraîne des problèmes de feedback, surtout lorsque le volume est augmenté. Ainsi, les guitaristes doivent faire face à des graves incontrôlés qui peuvent perturber les performances.
En studio, la solution idéale pour capturer le son d’une guitare est d’utiliser un micro électrostatique, tel que le Neumann KM184. Ce type de micro offre une qualité sonore exceptionnelle, mais son utilisation en concert peut s’avérer complexe.
Pour les performances live, un micro dynamique cardioïde comme le Shure SM-57 peut être une option valable. Cependant, il est sensible aux mouvements, ce qui peut poser des problèmes pour les artistes en scène.
- Contexte historique : Depuis les années 1930, amplifier un instrument est un défi pour les musiciens souhaitant se faire entendre dans un groupe.
- Problème central : Une guitare produit un son naturellement faible et enclin au larsen dès qu’on augmente le volume.
- Solution en studio : La prise de son avec un micro électrostatique comme le Neumann KM184 offre une qualité optimale.
- En concert : Un micro dynamique comme le Shure SM-57 peut être une solution viable, mais il reste sensible aux mouvements.
- Évolution des systèmes : Depuis les années 70, des marques comme Ovation/Adamas ont intégré des capteurs piezoélectriques pour mieux résister au feedback.
- Enjeu principal : Trouver un équilibre entre fidélité sonore et résistance au larsen, selon l’usage et le contexte de jeu.
- Exploration des solutions : Cet article examine les solutions modernes pour amplifier une guitare, des micros aux amplis, en passant par les préamplis.
- Innovations d’artistes : Des musiciens comme John Lennon et Kurt Cobain ont innové en utilisant des amplis de guitare électrique pour leur acoustique.
- Démystification de l’amplification : Avec les bons outils, il est possible d’obtenir un son naturel et puissant en toutes circonstances.
- Public ciblé : Ce guide s’adresse à tous les guitaristes, qu’ils jouent sur une guitare à cordes acier ou nylon, et quel que soit leur budget.
Pour plus d’informations sur le choix des amplificateurs, consultez notre guide complet sur les amplis.
Comprendre le fonctionnement d’une guitare acoustique et ses défis pour l’amplification
Une guitare acoustique est un instrument fascinant, mais son fonctionnement présente des défis uniques. Les cordes vibrent et transmettent leur énergie à la table d’harmonie via le sillet et le chevalet. Cela crée le son distinctif que nous apprécions tant. Cependant, cette dynamique rend l’amplification complexe.
La caisse de résonance amplifie le son, mais elle peut aussi devenir la source de problèmes de feedback. Lorsque le volume augmente, les graves ont tendance à « tourner » dans la caisse, entraînant un son brouillon. Cela peut également provoquer des larsens désagréables, surtout en concert.
Un autre défi réside dans la sensibilité de la table d’harmonie aux vibrations parasites. Chaque système d’amplification doit être installé avec soin pour ne pas altérer le son naturel de l’instrument. Comprendre ces principes est essentiel pour choisir le bon type de micro.
Par exemple, un capteur piézo sous le sillet ne captera pas les mêmes fréquences qu’un micro magnétique placé dans la rosace. De plus, le type de cordes utilisé, qu’elles soient en acier ou en nylon, influence également le choix du système. Certains micros magnétiques ne fonctionnent qu’avec des cordes métalliques.
La physique de l’instrument explique pourquoi il est souvent nécessaire de combiner plusieurs systèmes pour obtenir un son fidèle tout en minimisant le larsen. Ce chapitre pose les bases pour comprendre les avantages et inconvénients des différentes technologies présentées dans la suite du guide.
En maîtrisant ces concepts, vous serez mieux armé pour discuter avec un luthier ou choisir un système d’amplification adapté à votre guitare. Pour approfondir vos connaissances, consultez notre guide complet sur l’amplification.

Les différents types de micros pour guitare acoustique
La diversité des micros disponibles pour les instruments à cordes permet aux musiciens de choisir celui qui convient le mieux à leur style. Chaque type de micro a ses caractéristiques uniques, influençant la qualité sonore et l’expérience de jeu. Voici un aperçu des principales options.
Micro électrostatique : capture naturelle du son
Le micro électrostatique est souvent considéré comme la référence pour la prise de son en studio. Des modèles comme le Neumann KM184 offrent une restitution fidèle du son naturel de l’instrument. La distance et l’inclinaison du micro jouent un rôle crucial dans le rendu sonore.
Cependant, son utilisation sur scène peut poser des problèmes. Le guitariste doit rester immobile, car le micro capte facilement les bruits ambiants, ce qui peut entraîner des larsens indésirables. Pour les performances live, un micro dynamique cardioïde, tel que le Shure SM-57, est souvent privilégié pour limiter ces effets.
Micros piezoélectriques : principe, avantages et inconvénients
Les micros piezoélectriques se déclinent en barrette et en pastilles. La barrette est généralement installée sous le sillet et capte les vibrations des cordes. Bien qu’elle offre un son équilibré, il peut parfois sembler synthétique et compressé.
Les pastilles, comme le K&K Pure Mini, se collent sous la table d’harmonie et captent les vibrations de l’instrument, offrant un son plus naturel. Ce type de micro est très résistant au feedback, ce qui en fait un choix populaire pour les concerts.
Il est courant d’associer un préampli pour adoucir le son du piezo, ajoutant ainsi de la rondeur et du contrôle.
Micros magnétiques (micros de rosace) : fonctionnement et spécificités
Les micros magnétiques, placés dans la rosace, fonctionnent sur le même principe que ceux des guitares électriques. Ils ne sont compatibles qu’avec des cordes métalliques. Leur installation est facile et amovible, ce qui les rend pratiques pour les guitaristes souhaitant une solution flexible.
Le son produit est un mélange entre acoustique et électrique, avec une tonalité « métallique ». Toutefois, ces micros présentent un risque accru de larsen, car il est impossible d’utiliser un bouchon de rosace. Des modèles comme le L.R. Baggs M1 ou le M80 sont des exemples populaires.
| Type de micro | Avantages | Inconvénients | Utilisation recommandée |
|---|---|---|---|
| Électrostatique | Fidélité sonore exceptionnelle | Peu pratique sur scène | Studio |
| Piezo | Résistant au feedback | Son parfois synthétique | Concerts |
| Magnétique | Installation facile | Risque de larsen | Scène |
Le choix du micro dépend également du type de cordes utilisées. Les micros magnétiques ne fonctionnent qu’avec des cordes en acier, tandis que les options piezo et électrostatiques conviennent aussi aux cordes en nylon. Il est essentiel de considérer l’usage prévu, que ce soit en studio, sur scène ou à la maison, ainsi que le budget disponible.
Pour plus d’informations sur le choix des systèmes d’amplification, consultez notre guide complet sur les micros.
Le rôle essentiel des préamplis dans l’amplification
Dans le processus d’amplification, le préampli joue un rôle crucial. Il permet de traiter le signal brut du micro, en ajustant le volume et en corrigeant les fréquences via l’égalisation. Cela est particulièrement important pour obtenir un son de qualité, surtout lorsque l’on utilise un micro piezo.
Sans un bon préampli, un micro peut produire un son trop agressif ou synthétique. Le préampli aide à adoucir le son, le rendant plus naturel et agréable à l’oreille. Les préamplis intégrés, comme ceux des guitares Takamine, offrent un contrôle avancé directement sur l’instrument, avec des réglages de basses, médiums et aigus.
Pour les guitaristes soucieux de préserver l’intégrité de leur instrument, il existe des préamplis externes ou des systèmes discrets qui évitent de percer l’éclisse. Par exemple, le L.R. Baggs Element Active System VTC est un préampli intégré avec des commandes de volume et de tonalité discrètement placées sur le côté de la rosace.
- Préampli indispensable : Il traite le signal brut du micro et ajuste le volume.
- Amélioration du son : Adoucit le son d’un micro piezo pour une tonalité plus naturelle.
- Contrôle avancé : Les préamplis intégrés permettent des réglages de tonalité directement sur l’instrument.
- Préservation de l’instrument : Des préamplis externes évitent de percer l’éclisse, protégeant ainsi la guitare.
- Exemple de préampli : Le L.R. Baggs Element Active System VTC offre des réglages discrets pour un contrôle optimal.
- Lutte contre le larsen : Un bon préampli peut aider à couper certaines fréquences problématiques.
- Technologie moderne : Certains préamplis, comme le DOUBLE OS1, intègrent des fonctionnalités Bluetooth et des effets DSP.
- Choix selon le micro : Un piezo actif nécessite un préampli adapté pour un son optimal.
- Tests de réglages : Essayer différents réglages est essentiel pour trouver le son idéal.
- Installation professionnelle : Faire installer un préampli par un luthier garantit une performance optimale.
Pour en savoir plus sur les systèmes d’amplification, consultez notre guide complet sur les préamplis.

Solutions intégrées vs solutions externes : quels choix possibles ?
Les guitaristes font face à un dilemme entre solutions intégrées et externes. Les guitares électro-acoustiques sont souvent équipées d’un système d’amplification d’usine, généralement un micro piezo sous le sillet associé à un préampli. Cela constitue une option pratique pour ceux qui souhaitent une solution prête à l’emploi.
Les systèmes intégrés, comme le Taylor Expression System, offrent un réalisme sonore remarquable. Cependant, ces solutions sont figées et ne permettent pas de modifications ultérieures. Cela peut être un inconvénient pour les musiciens qui souhaitent personnaliser leur son.
D’un autre côté, acheter une guitare acoustique non amplifiée permet de choisir un système sur mesure. Cela donne la liberté d’adapter l’amplification à son style de jeu et à ses préférences sonores.
Les solutions externes, telles que les micros de rosace amovibles comme le L.R. Baggs M1 ou les capteurs piezo à installer comme le KNA SG-1, se fixent sans nécessiter de modifications permanentes. Cela préserve la valeur de l’instrument tout en offrant une flexibilité d’utilisation.
- Prêt à l’emploi : Les guitares électro-acoustiques avec un système intégré sont idéales pour les débutants.
- Fidélité sonore : Les systèmes intégrés offrent un son de qualité, mais limitent les modifications.
- Liberté de choix : Une guitare acoustique non amplifiée permet de choisir un système sur mesure.
- Solutions externes : Les micros amovibles préservent la valeur de l’instrument.
- Flexibilité : Les systèmes amovibles sont parfaits pour une utilisation ponctuelle.
- Facteur prix : Une solution intégrée peut être plus économique, mais une solution externe peut offrir une meilleure qualité sonore.
- Combinaison des approches : Certains musiciens préfèrent utiliser une guitare électro-acoustique avec un préampli externe.
- Impact sur l’instrument : Percer l’éclisse pour un préampli peut dévaloriser une guitare haut de gamme.
- Recommandations des luthiers : Les systèmes non invasifs sont souvent conseillés pour les guitares de valeur.
- Priorités personnelles : Le choix entre intégré et externe dépend de vos besoins en matière de praticité et de fidélité sonore.
En fin de compte, le choix entre un système intégré ou externe dépend de vos priorités. Que ce soit pour la praticité, la fidélité sonore ou la préservation de l’instrument, chaque option a ses avantages. Prenez le temps de réfléchir à ce qui vous convient le mieux.

Comment choisir ses micros, préamplis et amplis selon son usage
Choisir le bon système d’amplification pour votre instrument est essentiel. La décision dépend principalement de votre utilisation. Si vous enregistrez en studio, un micro électrostatique comme le Neumann KM184 est idéal pour capturer la sonorité naturelle de votre instrument. En revanche, pour des performances sur scène, un système piezo ou hybride est préférable, car il résiste mieux au larsen.
Lorsque vous jouez dans un groupe, un système puissant et résistant au feedback est crucial. Votre style de jeu influence également le choix : le piezo est souvent privilégié pour le jeu aux doigts, tandis qu’un micro magnétique peut mieux convenir si vous utilisez un médiator.
Enfin, n’oubliez pas de considérer votre budget. Des options abordables comme le Harley Benton TrueTone à 49€ peuvent suffire pour débuter, tandis que des systèmes professionnels comme le L.R. Baggs Anthem à 299€ offrent une qualité supérieure. Pour plus de conseils sur le choix de votre système, consultez notre guide complet.